Laboratoire de Chimie de Coordination UPR 8241


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De la chimie moléculaire des métaux de transition à l’hétérochimie, une expertise en recherche fondamentale ouverte sur la chimie fine : la catalyse, la bio-inorganique et les nouveaux matériaux.

Un potentiel humain qualifié de plus de 250 personnes pour la formation par la recherche (près de 100 pré et post-doctorants) et un partenariat privilégié avec de nombreuses entreprises publiques et privées, en France et dans le monde.

Le Laboratoire de Chimie de Coordination (LCC) de Toulouse est une Unité Propre du CNRS, créé en 1974 dont le fonctionnement s’apparente à celui d’un véritable institut constitué, à ce jour, de 15 équipes de recherche et de services administratifs, scientifiques et techniques de grande valeur.

L’organisation et la gestion du laboratoire reposent en partie sur l’expertise de groupes de travail, composés de chercheurs et d’ITA, auprès de l’équipe de direction. Ces GT œuvrent dans des domaines variés : budget, sécurité, communication, locaux, développement durable.

La dynamique propre de la Science ainsi que les divers mouvements de personnels administratifs, scientifiques et techniques, le départ et l’arrivée de nouvelles équipes de recherche ont conduit le laboratoire à, sans cesse, faire évoluer ses structures et sa stratégie scientifique au cours de plus de 40 années qui se sont écoulées depuis sa création.

La thématique centrale sur laquelle s’appuie la politique scientifique du laboratoire s’intitule :

Synthèse et Réactivité en Chimie de Coordination et en Hétérochimie

 

Autour de cette thématique centrale, trois grandes lignes de force précisent les directions de recherche vers les interfaces avec les autres disciplines :

  • Chimie fine et catalyse à l’interface avec le génie des procédés ;

  • Matériaux moléculaires à l’interface avec la physique ;

  • Chimie bio-inorganique et rôle des métaux en biologie à l’interface avec la santé et les sciences de la vie.

Ces dernières années, les résultats scientifiques ainsi que les nombreuses distinctions accordées à des chercheurs du LCC témoignent de l’activité soutenue dans ces trois opérations de recherche. C’est en s’appuyant sur ces acquis scientifiques que le LCC poursuit le développement de ses projets de recherches à la charnière :

  • de la Chimie et de l’Industrie (catalyse, matériaux, capteurs chimiques),

  • de la Chimie et de la Physique (nanomatériaux et matériaux aux propriétés physiques nouvelles ou mieux contrôlées),

  • de la Chimie et des Sciences de la Vie (radio-traceurs, médicaments, outils chimiques pour la génétique, modèles biomimétiques).

Le LCC développe son action de formation à et par la recherche par l’accueil d’étudiants de différentes formations doctorales, la préparation de doctorats, l’accueil de post-docteurs, l’actualisation des connaissances et des méthodes à l’usage des personnels de l’industrie et des centres publics de recherche.

La valorisation des recherches effectuées au LCC se traduit par le renforcement de ses relations industrielles (recherches sous contrats pour l’industrie - PME et PMI en particulier), mais aussi par la création de plusieurs sociétés anonymes initiées par les membres du laboratoire.

Le renforcement des relations contractuelles avec les instances publiques régionales (Conseil Régional de Midi-Pyrénées puis Occitanie/Pyrénées-Méditerranée), avec d’autres centres de recherche (réseaux européens : LEA, LIA, GDRI, ETN…) au travers de divers accords de coopération du CNRS, du Ministère de la Recherche et du Ministère des Affaires Etrangères, attestent du renforcement du laboratoire et de son rayonnement international bien établi.

La gouvernance et l’animation scientifique du LCC

L’équipe de direction comprend le directeur, Azzedine Bousseksou (DR, CNRS), un directeur-adjoint, Noël Lugan (DR, CNRS) et une secrétaire générale Patricia Fouquereau (IE, CNRS) en charge de l’administration du laboratoire.

Le laboratoire possède un Conseil de Laboratoire statutaire qui se réunit sur une base mensuelle, ainsi que deux assemblées : « l’assemblée des responsables d’équipe » et « l’assemblée des responsables de services communs », non-statutaires, qui se réunissent sans ordre du jour ni compte-rendu, mais qui permettent une concertation avant les décisions importantes de la direction.

Le laboratoire compte quatre assistants de prévention (AP), trois sur le site du 205 route de Narbonne (C. Faulmann, K. Jacob et P. Prono) et un sur le site de l’ENSIACET (I. Romana Chanteperdrix). Chaque équipe et service a en son sein un « correspondant sécurité » qui est chargé de relayer les informations entre les AP et les membres des équipes et services et de faire appliquer les règles de sécurité. Le Comité Spécial d’Hygiène et de Sécurité et des Conditions de Travail (CSHSCT) se réunit statutairement une fois par an.

A la demande de la direction du laboratoire, des groupes de travail (GT) formés de volontaires parmi les personnels dont souvent un membre du Conseil de Laboratoire, ont été mis en place pour des actions d’intérêt collectif. La durée d’existence de ces GT peut être limitée dans le temps ou bien pérenne, selon l’objectif. Ces groupes sont force d’analyse et de proposition auprès de la direction. Ainsi les GT « budget », « communication », « développement durable », « locaux-aménagement » auront opéré pendant toute la durée de la mandature. Trois autres, « définition de critères de création/fermeture d’une équipe de recherche au LCC », « définition des axes thématiques du LCC », « 40 ans du LCC » auront opéré quelques mois sur la période 2013-2014.

Certains services scientifiques et techniques (RMN, RX,…) sont pourvus de « comités d’utilisateurs », composés généralement d’un représentant de chacune des équipes, qui se réunit à une fréquence non-régulière, mais au moins une fois l’an à l’initiative des responsables de service. Au cours de ces réunions, il peut être discuté du mode de fonctionnement des services, de ses améliorations et des nouveaux équipements à considérer.

Chaque année ont lieu les « journées scientifiques du LCC » et la «  journée des Services Administratifs Scientifiques et Techniques (SAST) du LCC ». Au cours des premières, chacune des équipes dispose de 30 minutes durant lesquelles, le plus souvent, le responsable présente le bilan scientifique de l’année écoulée avant qu’un membre de l’équipe ne fasse un exposé détaillé sur un sujet particulier au choix de l’équipe.

Au cours de la seconde, chaque responsable d’un SAST présente le mode de fonctionnement de son service, les performances de ses équipements et parfois les nouvelles expériences qu’il a pu mener grâce à de nouveaux équipements. Les nouveaux entrants, tous types confondus, sont très vivement encouragés à assister à ces présentations où ils peuvent s’informer de l’ensemble des possibilités de caractérisations techniques offertes par les services communs du laboratoire. Entrecoupées de nombreuses pauses, ces journées sont des moments d’échanges très appréciés.

Le LCC est pourvu d’un GT « séminaires » animé par Eric Manoury (DR, CNRS) accompagné d’Anne Robert (DR, CNRS) et de Jean-Pascal Sutter (DR, CNRS). Les conférences ont lieu dans la mesure du possible le vendredi à 11 h. On peut distinguer les conférences « ordinaires », le déplacement du conférencier étant généralement pris en charge par l’équipe invitante et le laboratoire et les conférences dites « Paul Sabatier », entièrement prises en charge par le laboratoire. Instauré par Jean-Jacques Bonnet au cours de sa mandature, ce label est accordé à des conférenciers de très grande renommée et intervenant généralement sur des thématiques reconnues d’intérêt général pour le LCC et la communauté scientifique toulousaine. Les périodes dites « creuses » (mois d’hiver) sont propices à l’organisation de séminaires internes, sur la base du volontariat. Tous les nouveaux entrants (CNRS, Universitaires, post-docs…) sont très vivement encouragés à profiter de cette opportunité pour présenter publiquement leurs activités passées, présentes et futures.

Les plateformes techniques inter-laboratoires

Le LCC est la composante majeure de l’Institut de Chimie de Toulouse (ICT, FR2599), fédération d’unités pluri-établissements (UPS, INPT, CNRS, IRD) qu’il a contribué à créer avec le LHFA, les IMRCP et le SPCMIB et qui a été dirigée par trois de ses membres, Jean-Jacques Bonnet (directeur de 2003 à 2006), Philippe Kalck, (directeur de 2007 à 2010) et Sylviane Sabo-Etienne (directrice-adjointe de 2011 à 2015).

L’objectif principal de cette fédération est la mutualisation de moyens mi-lourds permettant d’une part, une ouverture et le partage de moyens avec l’ensemble du site toulousain et d’autre part, le renforcement de la visibilité et du positionnement à l’échelle nationale et internationale de la chimie moléculaire toulousaine.

Le LCC a été moteur dans la mise en place de plateformes communes d’équipements dans la région Midi-Pyrénées. On peut citer le rôle précurseur du LCC pour la mutualisation des moyens RMN avec la concrétisation du plan RMN Midi-Pyrénées coordonné par Alain Milon (IPBS). Le LCC a également œuvré pour une organisation de ses services communs et de ceux du bâtiment 2R1 de l’UPS rattachés directement à l’ICT en plateformes scientifiques et techniques qui permet une réelle mutualisation des moyens mi-lourds.

Au-delà du périmètre de l’ICT, le LCC est partie prenante, avec le CEMES, le CIRIMAT et le LPCNO, du projet de plateforme de caractérisation par diffraction de rayons « nano-X » portée par le CEMES et du projet de plateforme de pointe sur les nanomatériaux (NANOMAT) porté par le LCC. Le LCC a également renforcé la plateforme de microscopie électronique hébergée par l’UPS, le TEMSCAN, en y implantant ses deux microscopes électroniques à transmission et en participant financièrement à l’amélioration des autres équipements ; il en a été l’un des deux gros utilisateurs, avec le CIRIMAT. La récente intégration de cette plateforme dans la nouvelle UMS3623, centre de micro-caractérisation Raimond Castaing, a été suivie avec attention par le LCC, qui est une des unités fondatrices avec le CEMES, le CIRIMAT, le GET, le LAAS, le LAPLACE et le LPCNO.

Au cours du temps, les thématiques du LCC se sont enrichies d’innovations importantes et de nouvelles approches ont été développées. Le LCC a fêté ses 40 ans en 2014. Au vu de sa production scientifique de très haut niveau en qualité et en quantité, le LCC peut s’enorgueillir de son positionnement en tant que laboratoire phare de la Chimie de Coordination non seulement au niveau français mais aussi au niveau européen et international.

Azzedine Bousseksou
Directeur de Recherche au CNRS, Directeur du LCC.