Laboratoire de Chimie de Coordination UPR 8241


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En 1974, le CNRS créait un Laboratoire Propre de Recherche centré sur une discipline alors émergeante, la Chimie de Coordination, en fusionnant un Laboratoire Associé au CNRS et plusieurs équipes universitaires œuvrant dans le domaine de la chimie inorganique. Ainsi est né le Laboratoire de Chimie de Coordination du CNRS, devenu une Unité Propre de Recherche, l’UPR 8241.

A sa création et jusqu’en 1978, le LCC a été dirigé par Fernand Gallais, membre de l’Institut. Le laboratoire comprenait alors 71 personnels permanents (35 enseignants-chercheurs, 13 chercheurs CNRS, 15 ITA, 8 ITAOS). Les thèmes de recherche, initialement centrés sur l’étude de la nature électronique de la liaison de coordination, se sont progressivement orientés vers l’étude de la réactivité des complexes de coordination.

Ces thèmes de recherche ont poursuivi leur évolution vers la chimie organométallique avec la direction de René Poilblanc, de 1979 à 1985. En 1980, l’arrivée de Bernard Meunier a renforcé le rapprochement chimie de coordination/biologie.

Sous l’impulsion d’Igor Tkatchenko, directeur de 1986 à 1993, la catalyse homogène a émergé comme l’une des thématiques les plus importantes du laboratoire. Parallèlement, les années 80 ont vu, notamment sous l’impulsion de Patrick Cassoux, le développement des matériaux moléculaires, une autre thématique forte du laboratoire, avec l’obtention d’un premier supraconducteur moléculaire.

La fin des années 80 a été marquée par une catastrophe, l’incendie du bâtiment de chimie de l’Université Toulouse 3 - Paul Sabatier (UPS). L’accueil de plusieurs équipes sinistrées au sein des laboratoires environnants a renforcé l’interconnexion des laboratoires de chimie toulousains et n’est certainement pas étranger à l’émergence d’une fédération structurant la communauté locale des chimistes. C’est en particulier vrai pour le LCC qui a accueilli les équipes de Guy Bertrand, Jean-Pierre Majoral et Max Koenig. Les deux premières sont ensuite restées au LCC, de manière définitive pour Jean-Pierre Majoral qui y a démarré la thématique des dendrimères et de manière temporaire pour Guy Bertrand qui y a développé la chimie des carbènes avant de retraverser la route de Narbonne puis l’Atlantique. Cet enrichissement du LCC a permis l’émergence d’un thème concernant la chimie des hétéro-éléments.

Au début des années 90 et notamment pendant la direction de Gilbert Balavoine (1994-1998), la catalyse asymétrique et la chimie des nanoparticules se sont imposées comme des thématiques importantes du laboratoire, ce qui a entre autres permis au LCC d’entrer dans le domaine de la micro-électronique.

La période 1998-2006, sous la mandature de Jean-Jacques Bonnet, a été riche de changements. Elle a tout d’abord vu l’extension du LCC et sa réhabilitation partielle qui n’ont été achevées qu’en 2008. Elle a ensuite vu l’arrivée des équipes de Peter Faller et de Rinaldo Poli qui ont renforcé respectivement les thématiques chimie/biologie et chimie organométallique et catalyse et la participation d’une équipe du LCC à la création d’un nouveau laboratoire, le Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets (LPCNO) au sein du département de Génie Physique de l’INSA. Le LCC a également accueilli l’équipe de Jean-François Nierengarten sur des thématiques à la frontière de la chimie supramoléculaire et des matériaux moléculaires qui n’a finalement effectué qu’un bref séjour au laboratoire (2005-2007). Cette période a vu par ailleurs le départ de Bernard Meunier pour la Présidence du CNRS puis vers la société Palumed qu’il créa en 2000.

La période 2007-2010, sous la direction de Bruno Chaudret, a vu l’intégration de l’équipe de Philippe Kalck (aujourd’hui dirigée par Philippe Serp et Maryse Gouygou) au laboratoire tout en restant localisée à l’École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques (ENSIACET) de l’Institut National Polytechnique de Toulouse (INPT). De même pour les chimistes de l’IUT de Castres, au sein des équipes dirigées respectivement par Jean-Pascal Sutter et par Rinaldo Poli et Eric Manoury qui continuent d’effectuer leurs travaux de recherche sur le site de Castres.

Sur la période 2011-2013, sous la direction de Denis Neibecker, le LCC a essaimé sur le site toulousain par le départ de Bruno Chaudret au LPCNO (INSA de Toulouse) dont il assure la direction depuis 2011. Durant cette période, l’équipe d’Isabelle Malfant autour des matériaux moléculaires à l’interface de l’optique a été mise en place.

Le passage de témoin de Denis Neibecker à la présente direction du LCC s’est effectué au 1er février 2013.

Le LCC a donc connu, durant 42 ans, nombre d’intégrations ou d’essaimages, une véritable ouverture dans les deux sens qui a contribué à faire évoluer ses thématiques sans que cela ne remette en cause sa dynamique et sa créativité. Il a su s’adapter sans dommages à ces stimuli extérieurs tout en maintenant une orientation thématique cohérente et visible, axée sur la synthèse et la réactivité en Chimie de coordination et en hétérochimie.
A l’issue de sa dernière évaluation HCERES (2014), le LCC a été reconnu de visibilité nationale et internationale incontestables devant être considéré comme une fierté du site toulousain ! (Rapport d’évaluation du LCC, HCERES, 2015).